Mis à Jour le 3 Mar 2018

Le sujet n'est pas neuf, et pourrait bien concerner un peu de monde…

Créée initialement pour des contraintes mécaniques de "non-mélange" des marteaux, la disposition des touches de base (qwerty, qwertz, azerty, … ) reste de toutes manières peu efficace et de nombreux travaux existent visant a proposer des améliorations (bepo et autres...) qui ne prendront peut-etre jamais (même s'il ne faut jamais dire jamais...).
De toutes façons, même si nous passons un bon moment sur nos claviers, la cadence de frappe n'est plus aussi critique qu'autrefois, nous ne sommes plus à l'ère des dactylos qui faisaient office d'imprimantes ou photocopieuses pour reproduction en masse
Par contre, il est pénible de voir des claviers tous différents d'une machine à l'autre, et d'un pays à l'autre... particulièrement s'agissant des accents et altérations en tous genres
chaque organisme y va de sa démarche visant a forcer des caractères à des emplacements figés, n'engendrant finalement qu'une nouvelle race de claviers différents des voisins à chaque variation de ces "normes".
n'oublions pas enfin que les usines du monde, japonaises et maintenant chinoises, ne s'embarrassent pas de formats divers, à l'export ce sera qwerty, avec parfois quelques localisations... mais la production de masse limite la diversité...

La réflexion proposé ici tente de remettre quelques pistes dans l'ordre, en balayant les contraintes que l'on peut identifier pour définir un clavier un peu plus "polyvalent" et "compatible" :

Contraintes et Besoins

Ce clavier hypothétique devrait donc :
- couvrir autant que possible tout l'univers des langues écrites en caractères latins… (au moins 2 milliards d'utilisateurs) et même au delà avec des caractère voisins ou plus ancien voisins ;
- être compatible avec un maximum d'Operating Systems, sans (trop) d'effets de bord, y compris les plus anciens ou spécialisés : cela mêne probablement vers un socle QWERTY ;
- rester compatible avec des systèmes qui ne comprendraient pas cette "extension" (la méthode doit être ignorée des vieux OS) ;
- permettre une "création" des caractères visuellement grace un repérage facile et rapide des "altérations" ;
- remplacer directement n'importe quel clavier local, modulo le temp de ré-accoutumance ;
- aimer les développeurs qui rament avec les caractères de développement mal placés dans les claviers "linguistiques" (ceci risque encore de renforcer l'excuse d'un socle qwerty...) ;
- ne pas changer le hombre de touches du clavier, leur disposition, leur sens actuel ;
- être basé sur un mécanisme pouvant s'implémenter sur d'autres disposition que la disposition "de référence"...
- et être visualisable par des stickers autocollants, des petites marques, et autres sur des claviers existants.

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Ces préalables étant posés, on peut faire le constat que nous avions peut-être la réponse sous les yeux depuis des années, s'inspirant de la méthode d'accentuation des vieilles machines à écrire mécaniques...

Tentative de Réponse

En effet, un tour du monde des alphabets de souches latine (et voisines) permet de constater que pratiquement tous les caractères peuvent être accentués, cédillés, ou plus généralement altérés de n'importe quelle manière. Chaque langue disposant au final de ses propres caractères "ludiques".
La réflexion amenant au concept du qwert-x consiste donc a séparer l'accent (l'altération) de son caractère socle sous-jacent
Dit autrement, un accent est une altération comme une autre du caractère tapé, et on peut finalement envisager de taper l'accent en maintenant le caractère sous-jacent, juste avant qu'une éventuelle répétition de caractère ne se mette en oeuvre
Au final, chaque caractère peut être "altéré", et nombre d'autres caractères peuvent constituer "l'altération"

En faisant le tour du monde des alphabets, voici donc quelques exemples illustratifs :
- pour un é, maintenir la touche E, immédiatement suivi de la touche 2 (qui porterait donc l'accent aigu - compris alors comme une accentuation '. On peut également pousser l'exercice en acceptant que le E soit accompagné du /, qui serait également compris visuellement comme un accent aigü (respectivement \ en accent grave)
- pour un Œ, même méthode avec O et E. Ici, on constate que le caractère E est l'altération du caractère O
- pour le Ø danois, on procède de la même manière avec O et /
- Le Ł s'obtiendra avec L et /
- Le Ð aver D et E, ou même D et -
- on peut pousser l'exercice et obtenir le 1/4 avec 1 et 4 ou ± avec + et -

Voici donc une première piste d'organisation d'un tel clavier sur une base qwerty minimale :



Un minimum d'ajustements d'un qwerty de base permet une compatibilité avec l'historique (que les "développeurs" sauront apprécier) et de taper la grande majorité des caractères "altérés". Les greffons peuvent s'obtenir aisément par des petit stickers sur les touches requises…

Références - Liens

L'excellent site Lexilogos propose, alphabet par alphabet, de jouer avec les jeux de caractères, bien sur pas encore avec la méthodologie qwert-x...

Next...

Une matrice des caractères disponible est en chantier.... (peut-etre pour l'été 2018)...
Il restera à mettre les mains dans le cambouis, et livrer le code ad-hoc... plus tard ;-)

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